Genève- L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a déclaré qu'il avait documenté qu'un soldat israélien a exécuté un jeune Palestinien lors d'une manifestation sur les frontières de la bande de Gaza sans aucune justification de meurtre, soulignant que les images de l'incident qui ont été prises et les témoins montrent que les soldats israéliens dédaignent la vie des Palestiniens, d'autant plus que cette politique a été délibérée par les soldats pendant des années et a reçu le soutien des dirigeants israéliens.

Le jeune, "Mohammed Moheisen" (29 ans) de Gaza, est mort suite à ses blessures en raison de son ciblage direct dans la poitrine par un soldat israélien à moins de 50 mètres, marquant qu'il ne représentait aucune menace pour les soldats surtout avec la présence d'une haute clôture de frontière qui les séparait.

Selon des témoins oculaires, le jeune homme "Moheisen" était parmi les dizaines de manifestants qui ont manifesté vendredi sur la frontière orientale de la ville de Gaza, pour condamner la décision américaine de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem. Selon le témoignage du journaliste "Saber Nur al-din" qui a documenté l'incident, Mohammed ne constituait aucune menace pour l'armée et il n'a même pas tenté de traverser la frontière, mais le soldat israélien l'a intentionnellement visé.

Les images montrent l'incident que le jeune homme "Moheisen" était présent à moins de 50 mètres des soldats israéliens dans un véhicule militaire, alors qu'il semblait jeter des pierres à des soldats derrière la clôture, il était clair qu'il ne représentait pas un danger mortel pour les forces israéliennes et qu'il n'y avait aucune raison de le cibler dans la partie supérieure de son corps et de le tuer.

L'Observatoire International des droits a souligné que ce crime commis contre le jeune "Moheisen" fait partie de la politique israélienne suivie depuis des années dans les territoires palestiniens, que ce soit en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza, mais ces crimes sont clairement visibles à la frontière avec la bande de Gaza, où il y a une distance entre les soldats israéliens et les manifestants civils ainsi que l'existence d'une clôture de séparation et des tours d'observation Israéliens, cependant, les forces israéliennes n'hésitent pas à cibler les manifestants avec des balles réelles et dans les parties supérieures du corps, se référant à l'assassinat de 7 Palestiniens et aux blessures de plus de 600 autres à la frontière de Gaza depuis le début des manifestations contre la décision du président Trump sur Jérusalem le 6 décembre.

L'Observatoire a déclaré que les pratiques d'Israël constituent une violation du droit international humanitaire et des droits de l'homme, où les troupes peuvent utiliser la force létale seulement dans les cas d'extrême urgence qui nécessitent la protection de la vie, en soulignant que le droit international autorise l'utilisation d'armes à feu seulement là où il n'y a pas d'option moins cruelle.

Mira Bechara, la chercheuse juridique à l'Observatoire Euro-Med, a déclaré: " alors que les ordres militaires israéliens stipulent qu'il est interdit de tirer le feu sur la partie supérieure du corps, sauf dans le but d'éviter le risque de mort ou de violence physique grave, les soldats israéliens violent fréquemment ces règles, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et puis il n'y a personne qui les tiens responsables, ce qui les encourage à poursuivre cette politique arbitraire."

Bechara a ajouté: "Cette politique israélienne est encouragée par les ministres et les députés israéliens qui font des déclarations incendiaires et irresponsables contre les Palestiniens, y compris l'encouragement des tirs avec l'intention de tuer, notant qu'ils sont responsables de ces meurtres, tout comme les auteurs directs."

Euro-Med a déclaré que le dossier des enquêtes menées par les autorités israéliennes sur les affaires d'assassinats arbitraires présumés est médiocre et manque de crédibilité, appelant les États parties aux Conventions de Genève et les Nations unies à faire pression sur Israël pour qu'il cesse de dédaigner la vie des Palestiniens et de tenir les soldats responsables de ces cas, y compris le tueur du jeune homme " Moheisen ", et d'adhérer aux principes de base des Nations unies sur le recours à la force et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois.