Dans une déclaration orale devant le Conseil des Droits de l'Homme des Nations unies, l'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme, a déclaré que si le monde entier est toujours affecté par la pandémie COVID-19, les migrants et les réfugiés demeurent les plus menacés car ils sont toujours confrontés à des discriminations et des obstacles, mettant leur vie en danger.

 

Dans une déclaration commune avec l'Institut mondial pour l'eau, l'environnement et la santé (GIWEH) lors de la 45e session du Conseil des Droits de l'Homme des Nations unies, Euro-Med a apporté un éclairage sur la situation de 12 000 migrants et demandeurs d'asile, qui se retrouvent sans abri après les incendies qui ont éclaté dans le camp de Moria. Ils vivent dans des circonstances tragiques depuis des années car aucun des résidents du camp n'a été autorisé à quitter la ville de Lesbos, à l'exception des mineurs non accompagnés. En outre, des décisions leur ont été imposées de force, sans qu’ils n’aient jamais eu la possibilité de décider de leur propre avenir.

 

Rawan Matini, chercheuse à Euro-Med, a déclaré: "La meilleure étape pour le développement futur des migrants et des demandeurs d'asile est de leur donner la parole et de leur permettre de décider par eux-mêmes. Toutefois, le problème est qu'ils n'ont pas la possibilité de parler, ce qui les empêche de participer activement et de façonner leur propre vie dans les sociétés d'accueil".

 

Matini a déclaré que le COVID-19 avait un effet dramatique sur les migrants et les demandeurs d'asile, où les camps et les abris surpeuplés ne répondent pas aux normes minimales de précaution, et où les autorités ne prêtent pas suffisamment attention à la lutte contre la pandémie à laquelle sont confrontés les migrants.

 

Euro-Med a révélé que l'absence de participation significative des migrants aux processus décisionnels représente un obstacle important à la réalisation de leur droit au développement, en particulier en période de maladie, d'urgence et d'appauvrissement.

 

Euro-Med et l'Institut mondial pour l'eau, l'environnement et la santé (GIWEH) ont appelé le Conseil des Droits de l'Homme à faire pression sur les pays d'accueil pour qu'ils écoutent les besoins des migrants et des demandeurs d'asile et les impliquent dans les processus de décision, ce qui a un fort impact sur leur vie car la participation aux processus de décision est un droit garanti.