Mai 2021 a été marqué par de graves violations des droits de l'homme à grande échelle dans la région, en particulier dans les territoires palestiniens occupés. Dans la bande de Gaza, Israël a lancé une violente attaque militaire qui a tué plus de 200 personnes. Et une nouvelle crise des réfugiés a éclaté lorsque des milliers de demandeurs d'asile ont afflué du Maroc vers Ceuta, en Espagne. En retour, ces réfugiés ont été confrontés à une répression et à des refoulements injustifiés. En Irak, les forces de sécurité ont poursuivi leurs pratiques violentes à l'encontre de manifestants pacifiques, notamment en recourant à une force excessive.

Néanmoins, malgré la persistance de violations à grande échelle au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), il est important de reconnaître les petits pas qui - à long terme - apporteront des améliorations considérables en vue de mettre fin aux violations et de dédommager les victimes.

Au cours du mois de mai, notre équipe a travaillé aux côtés d'organisations partenaires pour apporter de réels changements afin de mettre un terme aux violations et aux attaques contre les libertés fondamentales dans la région MENA et en Europe. Aujourd'hui, à notre grande joie, nous pouvons vous annoncer d'excellentes nouvelles concernant ces réalisations.

 

-Territoires palestiniens occupés :

Le 27 mai, le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies a adopté une résolution établissant une commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme dans les territoires palestiniens suite à la récente attaque militaire israélienne sur la bande de Gaza. Bien que neuf États membres se soient abstenus de voter en faveur de la résolution, celle-ci constitue un pas positif vers la justice pour les victimes.

 

Dès que l'armée israélienne a commencé son attaque sur Gaza, les équipes de terrain d'Euro-Med Monitor ont travaillé pour documenter les violations qui l'ont accompagnée. L'organisation a correspondu avec de multiples parties pour enquêter sur les massacres, le ciblage des objets civils et d'autres violations graves commises pendant les 11 jours de l'attaque.

Communiqué de presse

 

 

-Irak :

 

La Commission d'enquête irakienne a annoncé qu'environ 22 officiers et des centaines de responsables de la sécurité feraient l'objet d'une enquête concernant le meurtre de manifestants lors des manifestations d'octobre 2019. La commission a également confirmé son intention de découvrir les personnes impliquées dans le meurtre de manifestants une fois l'enquête terminée.

Euro-Med Monitor, en coopération avec d'autres organisations de défense des droits humains, s'est adressé à plusieurs reprises aux autorités irakiennes au cours des deux dernières années, les exhortant à mettre fin à leurs violations contre les manifestants pacifiques et à ouvrir une enquête indépendante et transparente sur tous les incidents.

 

Communiqué de presse

 

 

Bosnie-Herzégovine :

Le 28 mai, les autorités bosniaques ont décidé de transférer environ 250 migrants vivant dans des installations informelles telles que des bâtiments abandonnés à Leba, un camp de réfugiés officiel. Cette mesure visait à améliorer la vie de ces réfugiés et à les réinstaller dans des lieux adaptés à la vie.

Fin décembre 2020, Euro-Med Monitor s'est adressé au gouvernement bosniaque après qu'un incendie se soit déclaré dans un camp de réfugiés, l'exhortant à améliorer les conditions des réfugiés sur le sol bosniaque et à ouvrir de nouveaux abris pour eux. L'organisation s'est également adressée aux membres de l'Union européenne et aux organisations des Nations unies concernées pour qu'ils soutiennent les réfugiés en Bosnie dans le contexte des conditions difficiles que connaissent des milliers de demandeurs d'asile et de migrants au nord-ouest du pays.

 

Communiqué de presse

 

 

-Grèce :

Le 27 mai, le ministère grec de la protection des citoyens a déclaré que le nombre de migrants vivant dans des camps d'accueil de réfugiés sur les îles grecques de la mer Égée orientale avait diminué. Le ministère a déclaré qu'environ 9 000 migrants vivent actuellement sur ces îles, contre 40 000 l'année dernière.

Au cours des derniers mois, les autorités grecques ont transféré des milliers de migrants, dont des femmes enceintes, des personnes âgées, des malades et des enfants, vers des zones continentales afin de leur accorder l'asile.

Dans une campagne de lobbying et de plaidoyer qui s'est étendue sur les dernières années, Euro-Med Monitor, avec des organisations partenaires concernées par les droits des réfugiés, a souligné les risques entourant les migrants et les demandeurs d'asile dans les camps de réception des réfugiés sur les îles grecques, en particulier après la propagation de la pandémie de Coronavirus. L'organisation a correspondu avec les autorités grecques et les organisations des Nations Unies concernées afin d'améliorer la vie des réfugiés et d'assurer leur accès à une vie décente dans des lieux qui préservent la dignité humaine.

Communiqué de presse

 

-Espagne :

Le ministre espagnol des droits sociaux a annoncé le 25 mai que quelque 200 demandeurs d'asile mineurs arrivés à Ceuta à la mi-mai ont été transférés en Espagne continentale afin de faciliter leur réunion avec leurs parents et de leur fournir des soins.

Le 21 mai, Euro-Med s'est adressé aux autorités espagnoles et à l'Union européenne pour qu'elles mettent fin à la violence, aux expulsions massives et aux refoulements forcés dont sont victimes les demandeurs d'asile qui arrivent à Ceuta. L'organisation a demandé que les droits des réfugiés soient respectés et que leur accès à des procédures d'asile individuelles et équitables soit garanti, comme le stipule la Convention européenne des droits de l'homme.

 

Communiqué de presse