Les droits fondamentaux des migrants et des demandeurs d'asile en Libye sont gravement violés d'une manière qui affecte leur vie et leur intégrité physique et psychologique en raison des pratiques des autorités à l'est et à l'ouest du pays. Ces pratiques incluent les méthodes d'interception violentes des Garde-Côtes Libyens (GCL) pour renvoyer les migrants et les conditions de détention inhumaines dans les prisons et les centres de détention gérés par la Direction de la lutte contre la migration illégale.

Les migrants sont confrontés à des conditions intolérables qui les poussent à fuir leur pays par tous les moyens, y compris en payant de fortes sommes d'argent à des courtiers, des passeurs ou des gangs qui mettent constamment leur vie en danger. L'absence d'itinéraires légaux et sûrs et les complications liées à la demande d'asile en Europe et dans d'autres pays les encouragent à emprunter ces voies dangereuses.

Les lois et conventions internationales relatives au statut des réfugiés considèrent les migrants comme des groupes vulnérables contraints par une sécurité instable et des conditions politiques ou économiques à quitter leur pays d'origine pour chercher un nouveau refuge. Ces accords visent à protéger les droits de ces groupes sur le plan humanitaire en premier lieu, à organiser leurs conditions, à garantir leurs droits d'une manière qui ne nuise pas au pays d'accueil et à faire en sorte que la norme humanitaire soit le principal déterminant de la façon dont les États traitent les migrants.

Alors que les autorités libyennes répondent violemment aux migrants, parfois en mettant fin à leur vie, l'Union européenne continue d'augmenter son soutien aux GCL pour repousser les migrants en dépit de toutes les pratiques illégales des autorités libyennes. En outre, les pays d'où partent les migrants ne font pas preuve de mesures efficaces et sérieuses pour protéger leurs ressortissants détenus en Libye ou pour contrôler leur statut juridique.

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