Euro-Mid met en garde contre une pratique utilisée par les forces israéliennes, qui lâchent des chiens contre les enfants et les civils palestiniens pour les brutaliser, une méthode jugée brutale et inacceptable et qui viole le droit international et les droits de l’Homme.

Une vidéo montrant des soldats israéliens lâchant deux chiens sur un garçon palestinien, visiblement effrayé, s’est rapidement répandue sur la toile. Hamza Abu Hashem, 16 ans, appréhendé par des soldats israéliens pour avoir prétendument jeté des pierres, dans la ville de Bait Ammar, au nord d'Hébron, apparait en train de crier de douleur et de peur pendant qu’il est maintenu par des soldats israéliens qu’on entend dire, en se moquant de lui et en incitant les chiens à le mordre: " Qui est le lâche maintenant, hein? Qui est le lâche? " L’armée israélienne a réagit en déclarant qu'elle a ouvert une enquête sur l'incident et que les mesures nécessaires seraient prises.

"Il est clair que l'enfant ne représentait aucune menace pour les soldats qui voulaient surement se venger du garçon, l’humilier et le traumatiser," dit Maha Hussaini, porte-parole d'Euro-Mid. «Nous avions publié un rapport complet en mars 2012 dans lequel nous avions signalé ce genre de pratiques israéliennes. L’armée israélienne importe ses chiens principalement de l'Allemagne et les forme pour attaquer les Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem Est ».

L'incident a eu lieu en décembre 2014. Le jeune palestinien avait été transporté vers un hôpital israélien avant d'être transféré à la prison d'Ofer et condamné à 18 mois de prison.


L’Observatoire Euro-Mid pour les droits de l'Homme alerte sur cette pratique israélienne qui consiste à lâcher des chiens pour terroriser des civils palestiniens et qui est considérée comme une forme de "torture" et de "traitements inhumains",  contraire au droit international, notamment à la quatrième Convention de Genève (1949) et à la Convention contre la Torture (1984), et appelle l'UNICEF à respecter son obligation de protéger les enfants palestiniens et à faire pression sur le gouvernement israélien pour mettre fin à ses politiques inhumaines.